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 Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]

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MessageSujet: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 8:36

Le Massacre d'Halloween.


• Chapitre Un
• Chapitre Deux
• Chapitre Trois
• Chapitre Quatre
• Chapitre Cinq
• Chapitre Six
• Chapitre Sept
• Chapitre Huit
• Chapitre Neuf
• Epilogue


~ L'histoire est actuellement finie les gens ! Sachez que c'est un miracle chez moi *o* *sors*
~ Sachez également que je vais bientôt retravailler intégralement cette histoire grâce aux conseils que j'ai reçu d'une rédactrice en chef. Cependant, le gros de l'histoire ne sera pas modifié alors vous pouvez tout de même lire :3
~ N'hésitez pas à poster vos commentaires !


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Dernière édition par Khaleesi le Dim 24 Fév - 8:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 8:38


Chapitre Un.


Les bras croisés sur la table, sa tête blonde enfoncée dedans, il essayait de dormir malgré le boucan que faisaient ses très chers collègues. Franchement aussi, quelle idée lui était passée par la tête de devenir flic. Police criminelle, en tant qu’inspecteur, en plus. Depuis plus de sept ans il avait dit adieu à ses grasses matinées, ses soirées films, ses virées entre potes et tout le reste. Désormais, c’était réveil à six heures du matin et pas mal d’heures supplémentaires à effectuer pour remplir toute cette paperasse qui s’accumulait sur son bureau. Il sentit une tape dans son dos mais l’ignora. Se coucher à trois heures n’était pas également une si bonne idée en fin de compte. L’odeur du café chaud parvint à ses narines mais il n’en tint pas compte. Tout ce qui l’importait, c’était de faire un somme.

« Allez bouge ton cul de cette chaise, on a une affaire importante.

La chaise fut poussée, histoire de le faire réagir un peu mais toujours rien de sa part. Si son ami et collègue savait à quel point cela ne l’intéressait pas, il irait voir ailleurs au lieu de perdre son temps à discuter. Celui-ci ajouta, d’une voix légèrement ironique :

– Tu ne voudrais tout de même pas que Taylor résolve l’enquête avant toi et gagne toute la gratitude du maire, si ? »

Il leva aussitôt la tête, autant interpeller que révolter à cette simple idée. Il observa rapidement autour de lui, à l’affût du dit Taylor mais ne le vit nulle part. La seule personne présente était son coéquipier : grand, cheveux et yeux marrons, habillé en costard cravate gris, ça faisait un homme d’affaire. Enfin, c’était l’impression qu’il avait à chaque fois. Il s’équipa rapidement, se dirigea vers la sortie du poste de police et attrapa au passage le café que tenait son ami en lui adressant un sourire. Son collègue ne put dire qu’un « Mon café ! » avant de le suivre vers l’extérieur. La journée allait passer très rapidement maintenant que l’enquête démarrait.


La voiture de police se gara sur le parking à l’orée de la forêt. Ayant été briefé par son ami au cours du trajet, il connaissait le contexte. Le crime avait été commis de toute évidence la veille au soir, soirée d’Halloween. Cette fête où des enfants se déguisaient en divers monstres pour faire peur aux habitants et leur demander des bonbons. Drôle de coutume quand il y songeait. Pour avoir quelques friandises, il suffisait de se rendre dans de grands endroits appelés magasins pour s’en procurer. Il y avait toujours un rayon entier dédié à cela. Dubitatif sur la question, il préféra se concentrer sur son enquête. Après tout, il y avait un enjeu : le maire était mêlé à cette histoire. Peut-être que sa fille unique était l’une des victimes. C’était tout à fait plausible. Ce serait pour cela que son collègue lui avait dit que Taylor allait gagner sa gratitude s’il ne se bougeait pas. Sauf si c’était encore l’un de ses nombreux subterfuges pour qu’il se lève enfin de sa chaise. Enfin, maintenant qu’il était lancé, il était bien décidé à résoudre cette affaire avant son ennemi. Taylor et lui, c’était pas la joie. Personne n’en savait la raison et préférait ne pas savoir. Il valait mieux ne pas s’interposer entre ces deux là. Bref. Une dizaine d’enfants et d’adolescents avait été tuée au cours de cette nuit. Aucun suspect pour l’instant. Quant aux indices, il lui faudrait voir sur place. Il sortit de la voiture, imité par son ami. Ensemble, ils allèrent au manoir.


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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 8:39

Chapitre Deux.


La bâtisse était plus petite qu’il s’en souvenait. Quelques cheminées s’élevaient des toits, il n’y avait qu’un seul étage avec probablement un grenier. Les pierres des murs étaient d’un gris foncé, ce qui renforçait l’air lugubre que produisait le manoir, en plus d’être au beau milieu d’une forêt sombre. Il connaissait bien l’endroit. Natif du coin, il se rappelait être venu ici un bon nombre de fois. Avec d’autres collégiens, ils s’y rendaient tous et en exploraient les moindres recoins. Un avantage majeur pour cette enquête, Taylor venant de New York. D’une si grande ville il se retrouvait dans un trou paumé. Le changement était radical. Heureusement pour lui que Los Angeles n’était pas très loin, à peine à une demi-heure de route. Enfin, l’important était que son ennemi ne connaissait pas le terrain. La porte était ouverte, il entra donc et rejoignit la salle du crime qui n’était autre que la bibliothèque. Quoi de plus terrifiant qu’une pile de bouquins, n’est-ce pas ? C’était vrai que la poussière accumulée sur le mobilier ainsi que les nombreuses toiles d’araignée donnaient un certain charme à la pièce mais bon. L’armurerie ou le grand salon aurait peut-être été mieux adapté pour une soirée d’Halloween. Alors qu’il passait juste l’entrée, une voix sarcastique l’accueillit accompagnée d’un rire moqueur :

« Alors McEnzie, on sort enfin d’son trou ?

L’individu était grand, cheveux noirs, yeux marrons, en jean et simple tee-shirt. Ça changeait radicalement de look comparé à son coéquipier. Celui qui venait de parler fusilla du regard le nouvel arrivant, mais ce dernier le soutint, absolument pas effrayé ou quoi que se soit du genre puis qui se contenta de répondre froidement :

– Ta gueule Taylor. »

Il s’offusqua de ces propos et rejoignit son coéquipier qui était en train d’observer la fenêtre pour une quelconque raison. McEnzie eut un petit rire avant de reprendre son sérieux et de détailler chaque victime. Il reconnut parmi elle la fille du maire, quelques enfants qu’il avait déjà croisé en ville et d’autres qui lui étaient inconnus. Ils avaient tous été tués d’une balle en pleine tête. L’auteur du crime avait été pressé d’en finir, à moins qu’il avait souhaité économiser ses munitions. Il s’approcha des fenêtres mais remarqua qu’elles étaient scellées. Le propriétaire du domaine – un vieux bonhomme de quatre-vingt-huit ans – avait sûrement voulu éviter un futur accident. Des gosses auraient pu s’amuser à descendre par-là et voir s’ils se réceptionnaient comme les chats. Le meurtrier n’avait donc pas pu sortir ou même entrer par les fenêtres. Il se retourna et s’adressa à l’une des nouvelles recrues :

« Quels sont les rapports préliminaires ?

– Onze victimes. Quelques gamins de la ville, quelques uns de d’autres cités et la fille du maire. Ils ont tous été tués d’une balle dans la tête et la fille du maire présente des marques de brûlures. Euh, on n’a pas encore trouvé d’empreintes. Les fenêtres sont scellées, la porte était verrouillée, les seules clés étaient sur l’un des gosses et il n’y a pas de doubles.

– La porte a pu être crochetée, non ?

– On a vérifié et ce n’était pas le cas. On ne sait absolument pas comment le tueur est entré puis sorti. C’est tout ce qu’on sait, on continue de chercher des empreintes.

– Très bien, merci.

– Et l’inspecteur Sabian est parti interroger les familles !, ajouta-t-elle.

– D’accord. Appelle-moi s’il y a du nouveau ! »

Taylor qui le regardait du coin de l’œil lui décocha un nouveau regard noir. La course venait de commencer. Celui qui résoudrait l’enquête en premier la remporterait. Que le plus rapide l’emporte !
McEnzie quitta la bibliothèque. Il connaissait tout ce qu’il y avait à savoir pour commencer à enquêter. La première réponse qu’il devait trouver c’était comment le tueur était entré, puis sorti. Il prit les escaliers sur sa droite qu’il monta quatre à quatre. Ce manoir, il le connaissait très bien. Chaque recoin, chaque intersection, chaque pièce. Chaque passage secret. Après tout, ce qu’il aimait dans cette bâtisse, c’était bien ça. Ces innombrables galeries à l’accès si bien dissimulé. Il avait mis un temps fou à toutes les trouver. Et encore, il avait triché si on pouvait dire. Quelques indices avaient été notés dans un vieux livre de la bibliothèque. Après, trouver les souterrains n’avait pas été bien compliqué. Quant au bouquin, il l’avait planqué et il avait bien fait. Si Taylor le trouvait, il serait rapidement rattrapé. Sa connaissance du terrain lui procurait une longueur d’avance mais il n’avait pas que cela comme autre moyen de gagner du temps. Cependant, il allait devoir attendre d’avoir un indice pour les utiliser.
Il arriva enfin à la chambre. Le lit à baldaquins occupait la majeure partie de la pièce, le reste était quasiment vide hormis les deux tables de chevet et le tapis rouge délavé qui recouvrait le parquet. La cheminée placée en face du lit était assez sobre, devenue grise à cause de la poussière accumulée dessus. Il s’en approcha et passa sa main sur le mur du fond. Il appuya sur l’une des pierres qui s’enfonça. Aussitôt il se releva et quitta la salle en courant. Il traversa le couloir sans s’arrêter et prit à gauche juste après les escaliers. Visiblement il n’y avait rien. Grossière erreur de s’arrêter sur cette conclusion. Il arriva contre le mur et appuya sur une pierre un peu plus en avant que les autres. Le mur se déroba ; un passage secret était apparu. Parfois il se demandait qu’est-ce qui était passé par la tête de celui qui avait conçu ces systèmes d’ouvertures et de fermetures. Il avait vraiment eu des idées farfelues. Activer un mécanisme dans une pièce pour en faire apparaître un autre ailleurs qui disparaît au bout d’un temps relativement court. Ça demandait tout de même un certain génie. Il s’y engagea, sortit une lampe torche qui l’alluma, et referma l’entrée derrière lui.


Dans la bibliothèque, les agents de la morgue étaient arrivés. Ils avaient déterminé la cause de la mort qui était évidente, approximativement l’heure du décès, et avaient commencé d’emmener les corps dans leur fourgon pour pouvoir les autopsier une fois rentrés. Taylor cherchait vainement des indices qui lui auraient échappé. Cela l’agaçait au plus au point de savoir qu’il n’avait rien de plus que McEnzie. Le coéquipier de celui-ci réapparut dans la salle, à la fois soucieux et intrigué :

« Hé Taylor, tu saurais pas où est passé McEnzie ?

L’intéressé tourna la tête, prit un air affolé, les mains posées sur ses joues et répondit :

– Oh ! McEnzie a disparu ! Quel malheur !

Il eut un rictus avant de reprendre, plus sérieux :

– Franchement, Darrickson. J’en sais absolument rien et je m’en fous pas mal, – il récupéra son air affolé – Et s’il avait croisé le tueur qui l’avait tué ?

Avant que le coéquipier n’ait eu le temps de répondre quoi que soit, une agent de la morgue s’interposa et déclara :

– T’es lourd Taylor. Si c’était toi que le tueur éliminerait, je suis sûre que ça plairait à d’avantage de monde.

Elle quitta la pièce pour rejoindre le fourgon en se faisant dévisager par celui qu’elle venait de couper nette dans sa plaisanterie. Darrickson s’approcha de lui et lui lança :

– Et vlan. »

Il lui adressa un dernier regard et sourire moqueur avant de quitter à son tour la salle pour rechercher son collège.


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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 8:40

Chapitre Trois.


La galerie était plus étroite que dans ses souvenirs. C’était peut-être parce qu’il était beaucoup plus grand que la dernière fois où il était venu aussi. Le faisceau de la lampe torche n’éclairait que très peu : c’était vraiment de la mauvaise qualité leur équipement. Cela faisait déjà un bon moment qu’il marchait et toujours rien. Pourtant, c’était le seul tunnel donnant sur l’extérieur encore praticable à sa connaissance. Pour ce qu’il savait, tous les autres étaient obstrués ou totalement détruits. Nombre de fois où en explorant il s’était heurté à un cul-de-sac. Il avait du à chaque fois faire demi-tour. Il sourit en repensant à tout cela. Les circonstances de sa venue ici étaient bien différentes à présent. Avant c’était pour s’amuser, jouer à l’aventurier, et maintenant, c’était pour enquêter sur un crime. Triste affaire. Cependant, ce n’était pas la peine de se laisser abattre par cela. Il avait déjà connu des choses bien pires au cours de sa carrière. Alors qu’il avançait, il se demanda où en était Taylor. Avait-il trouvé quelque chose depuis qu’il avait quitté la bibliothèque ? Peut-être. De toute façon, il en serait rapidement informé si les autres l’apprenaient. Quant à Darrickson, il était probablement en train de s’inquiéter sur où il était passé plutôt que d’enquêter. C’était bien lui ça : à s’inquiéter, à se faire un sang d’encre pour rien. Lorsqu’il le retrouverait, il lui ferait sûrement un sermon dans lequel il lui expliquerait qu’il n’aurait pas du disparaître sans prévenir. Certes, au fond, il aurait raison, mais bon. Cela aurait laissé entendre dire qu’il avait une piste et Taylor aurait accéléré le mouvement pour essayer de le devancer. Mais cela n’arriverait pas, car son ennemi n’en saurait rien. Il arrêta de réfléchir, interpellé par ce que sa lampe torche illuminait. Un fusil était posé contre le mur. Le meurtrier avait sans doute pensé que personne ne le trouverait ici, alors il s’en était débarrassé. Cruelle erreur, car s’il avait laissé ses empreintes, il serait cuit et l’enquête rapidement bouclée. Il suffirait juste de prouver qu’il n’avait aucun alibi et de le faire passer aux aveux. Rien de bien compliquer. Il sortit des gants en latex de la poche de son blouson – comme quoi, Darrickson avait raison : il fallait toujours en avoir sur soi –, les mit et attrapa l’arme à feu. Il fit demi-tour ; s’il avait besoin de revenir dans la galerie, il savait par où passait, ce n’était pas un problème. De plus, un rapide coup d’œil sur son portable lui indiqua qu’il valait qu’il refasse surface : cela allait bientôt faire une heure qu’il était dans ce tunnel.
La porte dérobée s’ouvrit, laissant apparaître McEnzie et il la referma aussitôt. Il se secoua un peu, enlevant la poussière et la terre qui s’étaient collées à ses vêtements. Le fusil toujours à la main, il descendit rapidement les escaliers. En face de l’entrée se tenaient plusieurs inspecteurs, dont Taylor et Darrickson. Lorsqu’ils l’entendirent arriver, ils se tournèrent pour le voir. Il leva le bras pour montrer l’arme à feu, un sourire aux lèvres, mais en voyant leur mine grave, celui-ci disparut peu à peu. Qu’est-ce qu’ils avaient tous ? Le tueur avait de nouveau frappé ou quoi ? Si oui, sur quelqu’un qu’ils connaissaient ? Ça pourrait éventuellement expliquer leur tête de déterré. Il ralentit l’allure et lança :

« J’pense avoir trouvé l’arme du crime !

Aucune réponse, même un simple hochement de tête. Il arriva enfin à leur hauteur. Il ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait et tout ceci l’intriguait. Il leur lança des regards interrogateurs et finalement Taylor prit la parole :

– Franchement McEnzie ! Comment as-tu pu faire une telle chose ! C’était que des gamins !

Il le dévisagea, incrédule. Il insinuait quoi exactement, là ? Il pensait que c’était lui le coupable ou c’était juste un mauvais tour qu’ils avaient décidé de lui jouer parce qu’il avait disparu pendant plus d’une heure ? Il n’eut pas le temps de se porter plus sur la question, Darrickson continua :

– Tu… Je ne te pensais pas capable de faire une chose pareille. Moi qui croyais bien te connaître, on dirait que je me suis trompé ! Tuer des enfants, c’est tout simplement ignoble McEnzie.

Il n’y croyait vraiment pas. Jamais il n’aurait commis un tel acte. Son coéquipier avait raison sur un point : tuer des enfants, c’était ignoble. Mais de là à dire que c’était lui le coupable de ce multiple homicide, c’était une absurdité. Il leur répondit, toujours aussi incrédule :

– Vous vous foutez d’moi ou quoi là ? Jamais je n’aurai fait une telle chose !

Une femme qui était présente depuis le début décida d’intervenir. Il la connaissait fort bien, c’était leur chef, le capitaine Wings : petite, cheveux et yeux marrons, la peau noire et habillée en tailleur, elle inspirait le respect et la discipline. Enfin, cela restait toujours l’impression qu’il avait.

– L’inspecteur Taylor ici présent à trouver des empreintes. Elles n’étaient pas évidentes à trouver mais là n’est pas la question. Nous les avons envoyées à analyser au labo et nous venons de recevoir les résultats, – elle fit une légère pause avant de reprendre – Ce sont les vôtres, inspecteur McEnzie.

Il ne put s’empêcher de la dévisager. Il était glacé d’effroi, incrédule. C’était quoi cette histoire à dormir debout ? Depuis qu’il avait dix-sept ans il n’avait pas remis les pieds ici ! Il ne comprenait plus rien. C’était le flou complet. Il était perdu dans l’incompréhension. Il nageait dedans, il était même au bord de la noyade. Taylor reprit :

– Et t’étais où pendant tout c’temps ? Et c’est quoi cette soi-disant arme du crime ?

Wings hocha la tête pour l’inciter à apporter des points d’éclaircissements à ce sujet. McEnzie ne put que répondre :

– Je cherchais le moyen qu’avait utilisé le tueur pour entrer et quitter le manoir. Il y a un souterrain qui conduit à l’extérieur, alors je l’ai emprunté et j’ai trouvé ce fusil vers mi-parcours. Il avait du croire que personne ne le trouverait.

– Il prouve sa culpabilité ! Il connait un souterrain permettant d’accéder au manoir par l’extérieur !, s’exclama Taylor.

– Et j’y aurai laissé le fusil que je récupérerai le lendemain pour vous le montrer ? C’est pas un peu con Taylor ? répliqua-t-il.

– Tout simplement pour nous faire croire que tu n’y es pour rien dans toute cette histoire ! T’es qu’un salaud de première McEnzie !

– Je rejoins l’avis de Taylor. Le fils de ma sœur était parmi eux. Tu l’as tué ! Je n’ai jamais vu un tel connard !, enchaîna Darrickson.
– C’quoi cette histoire à la fin !

Wing s’interposa entre les trois hommes, leur ordonnant de se calmer. Déjà que la situation était assez critique, ce n’était pas la peine d’en rajouter. Elle jeta un regard noir à Taylor et Darrickson : ce n’était pas la peine de s’emporter. Quant à McEnzie, elle s’approcha de lui, l’attrapa par les épaules pour le retourner sans ménagement et lui passa les menottes en déclarant :

– Inspecteur McEnzie, je vous arrête pour le meurtre de onze enfants, dont la fille unique du maire et le neveu de Darrickson. Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous pourrez dire pourra être retenu contre vous. Veuillez nous suivre à présent. »

La seule chose qui sortit de sa bouche fut un cri de surprise mêlée à l’indignation. La situation lui échappait complètement. Il fut contraint d’avancer et descendit alors le perron, sous les yeux stupéfaits des autres policiers travaillant sur l’affaire. Visiblement, il n’y avait pas que lui que cette histoire surprenait. Certains étaient déjà au courant des résultats et lançaient des regards noirs. S’ils avaient eu des armes dans les mains, il était sûr de se prendre au moins une balle avant d’avoir fait dix mètres après avoir quitté le manoir. Heureusement pour lui, cela n’arriva pas.


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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 8:40

Chapitre Quatre.



Il n’aimait pas cette pièce. Des murs gris clairs, une fenêtre avec des barreaux, la caméra de surveillance dans le coin à droite de la porte en entrant et cette table avec deux chaises au centre. Enfin, tout dépendant à quelle place il était. Il avait toujours été dos à la porte, sur la chaise de celui qui pose les questions. Mais les rôles s’inversaient. Cette fois-ci, c’était lui le suspect. C’était lui qui faisait face à la porte, guettant, attendant qu’elle s’ouvre. Pendant de longues minutes d’angoisses, il attendait qu’elle laisse passer l’inspecteur chargé de l’interroger, de lui faire avouer ce multiple homicide qu’il n’avait pas commis. L’avantage qu’il avait c’était qu’il connaissait les méthodes. Celles pour le faire craquer, celles pour le détendre, celles pour l’énerver. Toutes. Il savait cependant que ça s’annonçait mal. L’alibi lui manquait et ça n’allait pas jouer en sa faveur. Il était resté cloîtrer chez lui devant l’ordinateur sur des jeux en ligne jusqu’à trois heures du matin, et après, il s’était couché. Personne ne pourrait confirmer ses dires et les joueurs qu’il avait croisés au court de la nuit ne l’aideraient pas. Sur ce point-là, il était foutu. Comme sur tous les autres en fait. Dans quel guet-apens s’était-il fourré ? Il soupira légèrement. Quel était ce putain de coup monté dans lequel il était la personne à faire tomber ? Si une chose était sûre, ce n’était pas en restant là qu’il pourrait trouver des réponses. La porte s’ouvrit à la volée ; il eut un petit sursaut. Voir Taylor s’asseoir en face de lui ne le surprit pas le moins du monde, il s’en était fortement douté. Ils étaient ennemis, alors ce dernier n’allait pas manquer cette occasion pour le rabaisser.

« Commençons McEnzie. Où étais-tu la nuit dernière entre vingt-et-une heure et une heure du matin ?

Oh, il restait calme. Wings avait probablement du le menacer un peu concernant le fait qu’il s’emportait assez rapidement. Enfin, ce n’était pas le moment de penser à cela. Il devait se concentrer sur cet interrogatoire qui n’avait pas lieu d’être.

– J’étais chez moi, devant l’ordinateur à jouer à des jeux en ligne.

En y réfléchissant bien, s’il n’avait pas effacé l’historique de sa navigation sur internet, ça pourrait peut-être valider son alibi. A voir, cela restait tout de même improbable.

– Quelqu’un peut le confirmer ?

– Non, j’étais seul.

Silence. A croire que Taylor ne savait comment continuer. Pourtant, les interrogatoires, c’était quelque chose qu’il maîtrisait relativement bien. Il ouvrit la pochette qui contenait le dossier de l’enquête. Il exposa les photos des corps des victimes sur la table. McEnzie déclara :

– Je les ai déjà vus lorsque je suis arrivé sur la scène de crime ce matin, avec Darrickson.

Il prenait bien soin de préciser à quel moment, avec qui, pour éviter de dire d’une manière implicite qu’il y était au court de la nuit ce qui était faux.

– Je sais. En connais-tu quelques uns ?

– La fille du maire et quelques uns de la ville mais ça s’arrête là. Je n’aurai jamais imaginé rencontrer le neveu de Darrickson dans de telles circonstances.
Taylor hocha la tête, comme en signe d’approbation, et reprit :

– Tes empreintes ont été…

– Conneries !

Il l’avait interrompu, il n’avait pas besoin d’écouter à nouveau ses idioties. Il s’était exclamé, c’était limite s’il ne tapait pas du poing sur la table. En face de lui, Taylor commençait à perdre patience. McEnzie reprit sans attendre plus attendre :

– Pourquoi aurai-je tué ces gosses ? C’est insensé ! Ça n’est qu’un foutu coup monté !

– McEnzie arrête ! Les preuves t’accablent ! Tes empreintes étaient également sur le fusil, en plus d’être sur la scène de crime. Même si tu ne passes pas aux aveux, on a suffisamment de preuves pour qu’un juge te fasse plonger. Et le maire s’assurera de tout ceci personnellement ! »

Taylor ramassa les photos, referma le dossier et se leva de sa chaise. Il décocha un regard noir à l’accusé et quitta la pièce, visiblement agacé. McEnzie le suivit du regard jusqu’à ce qu’il referme la porte, incrédule. Il n’y croyait vraiment pas. C’était si invraisemblable qu’il en restait bouche bée. Des agents entrèrent dans la salle pour l’accompagner jusqu’à sa cellule provisoire.



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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 8:41

Chapitre Cinq.



Il passait souvent par ici, vers ces cellules de garde à vue, lors de ses enquêtes. Il discutait souvent avec les suspects, et cela arrivait même parfois que ceux-ci lâchent une petite information sans faire attention pouvait faire avancer l’enquête. Des fois, c’était pour en aider certains. Parfait suspect numéro, sans aucun alibi mais un mobile, McEnzie essayait de trouver une preuve pour les innocenter. Il n’était pas le genre d’inspecteur à s’acharner sur un seul suspect parce que les preuves l’accablent. Non, il prend le temps de tout analyser. Enfin, à présent, c’était lui qui était derrière les barreaux. Il avait beau y repenser, il se pensait toujours dans un cauchemar. Il s’assit sur le lit et s’adossa contre le mur, la tête basculée en arrière. Hormis sur le fait qu’il soit accusé du multiple homicide, il y avait un autre point sur lequel il n’en revenait pas. Des collègues, c’est fait pour se soutenir. Il s’était fait lâchement abandonné par ceux qu’ils considéraient comme ses amis. Tout ça à cause de preuves qui étaient contre lui. Pourtant, de vrais potes doivent s’entraider, et dans cette situation, ils auraient vu que ce n’était pas lui. Après, peut-être que le jugement de Darrickson était affecté par la tristesse qu’il éprouvait. Il venait quand même de perdre son neveu. McEnzie ferma les yeux. Cela ne changeait en rien sa position : il était seul. Il ne pouvait compter que sur lui-même. Le problème était qu’il ne voyait absolument pas comment s’en sortir. Enfermé, sans aide extérieure, ça allait être dur. Il n’avait rien sur lui pour crocheter la serrure. Même s’il y arrivait, s’il tombait sur un flic passant par là, ça prouverait d’une certaine manière sa culpabilité. Et là, il serait définitivement perdu sauf si une nouvelle preuve était découverte. Il savait cependant qu’il n’y avait peu de chances que cela arrive. Une fois qu’il serait inculpé, le dossier serait bouclé puis envoyé dans un tiroir poussiéreux. En plus, il écoperait de pas mal d’années, voire même il resterait en taule toute sa vie vu que le maire allait s’assurer que sa condamnation soit assez dure. Ce mettre sur le dos le chef de la ville était vraiment déconseillé. La porte grinça, comme si on l’ouvrait. Il ouvrit les yeux et sursauta. Un inspecteur venait de l’ouvrir et le regardait, un léger sourire aux lèvres. Il était de taille moyenne, les cheveux châtains, les yeux bleus, habillé un peu comme Taylor, avec un jean mais une chemise, et avait les clés qu’il faisait tourner autour de son doigt.

« Hé bien McEnzie, surpris ?

Il ne sut que répondre. En effet, la surprise l’envahissait. Il ne se souvenait pas qu’il doive revoir un inspecteur si vite.

– Sabian, qu’est-ce que tu fous là ?

Celui-ci le regarda et un rire lui échappa.

– Le jour où tu auras tué ces gosses, le pape aura d’abord assassiné un imam. Franchement McEnzie, tu l’as dit toi-même, ce n’est qu’un foutu coup monté. Je trouve donc normal de te venir en aide. Alors tu vas prendre la fuite et découvrir qui est derrière tout ça !

Il se leva du lit et s’approcha de Sabian qu’il serra dans ses bras pour le remercier. Finalement, il n’était pas si seul. Il avait juste fallu attendre que quelqu’un se dévoue à l’aider, ce que son ami venait de faire. Oui, il commençait à reprendre confiance.

– Par contre McEnzie, j’vais juste te demander un p’tit truc. Si on m’accuse de t’être venu en aide, je n’pourrai plus t’aider après.

– Et ?

– Et bien, il faudrait que tu m’assommes. Ça fera plus style que tu m’as volé les clés puis débarrassé de moi avant de prendre la fuite. Allez, vas-y, ne t’inquiète pas pour moi. »

Il le dévisagea, quelque peu incrédule. Il se rendait compte ce qu’il lui demandait quand même ? Frapper celui qui lui venait en aide ? Pourtant, Sabian insistait du regard. Il semblait réellement déterminé à l’aider et ce n’était pas en se faisant chopper qu’il pourrait le faire. McEnzie soupira. Si c’était pour la bonne cause et que son ami le voulait, il devrait le faire. Sans le prévenir, il le frappa à la tempe comme son collège lui avait demandé. Celui-ci s’effondra su sol, inconscient. Il espérait ne pas y être allé trop fort. Il récupéra ses clés, son arme à feu par la même occasion et se dépêcha de quitter ce poste de police.



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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 8:42

Chapitre Six.



Le parking était droit devant lui mais il continua sur le chemin. S’y garer serait le meilleur moyen de se faire repérer rapidement. Il devait laisser la voiture de fonction qu’il avait volée plus loin, de manière à ce que l’on ne la voie pas immédiatement. Il avait décidé de retourner au manoir : un détail lui avait forcément échappé sur la scène de crime ou dans la galerie. Quelqu’un essayait de le piéger et il allait découvrir qui. Si une chose était sûre, c’était que ce crétin n’allait pas s’en tirer aussi facilement. Après quelques minutes, il trouva l’endroit qu’il recherchait et y laissa la voiture.
Il arriva devant la demeure et mit ses gants en latex. Déjà que Taylor avait trouvé ses empreintes alors qu’il n’avait pas remis les pieds ici depuis ses dix-sept ans, ce n’était pas la peine d’en laisser plus. Il essaya d’ouvrir la porte mais elle avait été fermée à clé et il n’avait pas de temps à perdre à la crocheter. Tout le commissariat devait être à sa recherche à présent. D’inspecteur il devenait fugitif, en passant par suspect et coupable. Quelle histoire quand même. Il partit donc derrière la bâtisse et marcha sur une centaine de mètres avant de trouver ce qu’il cherchait. L’entrée de la galerie. Il entreprit de l’ouvrir sans attendre et descendit les escaliers qui apparurent dans le tunnel. Si les autres flics avaient cru qu’une simple porte fermée pouvait empêcher quelqu’un d’entrer, ils s’étaient lamentablement trompés. Enfin, c’était la procédure.
La porte dérobée s’ouvrit et se referma aussitôt après qu’il se soit glissé à l’intérieur du manoir. Il avait fouillé le passage secret mais rien. Aucune trace, aucun autre objet. Il n’y avait eu que ce fusil sur lequel il y avait ses empreintes alors qu’il l’avait attrapé avec des gants en latex. C’était à ne plus rien y comprendre. Cependant, il n’était pas là pour ça. Il descendit au rez-de-chaussée et entra dans la bibliothèque. Tout en cherchant de nouveaux indices, il devait faire attention à ne rien déranger. L’inconvénient était que toutes les pièces à convictions avaient été emportées. A moins qu’il ne trouve un nouvel indice, sa recherche serait vaine. Il était sûr que toute cette affaire n’était qu’un coup monté alors il devait réfléchir dans ce sens. Seul quelqu’un qui le fréquentait avait pu obtenir ses empreintes, ou alors un bon hacker qui aurait piraté le système informatique. Cette même personne avait forcément une connaissance des souterrains et savait qu’il les connaissait. Tout cela s’apparentait à une personne de son entourage et non à un cyber-pirate. Le champ était vaste, entre tous ses collèges et les habitants de la ville. Cela ne l’aidait pas vraiment. Par curiosité, il alla s’assurer que le livre contenant les indices sur les galeries était toujours à sa place et que personne n’y avait touché. L’étagère où il l’avait planqué était au bout de la salle, aucun membre de l’équipe avait du simplement y jeter un œil. Pourtant, quand il l’observa, il eut l’impression du contraire. Il attrapa son portable – qu’il avait auparavant récupéré sur Sabian – et regarda une photo qu’il avait prise, lorsqu’il avait rangé ce livre. Il devrait être normalement à droite de l’ouvrage traitant des plantes médicinales et pas à gauche. Quelqu’un était venu ici et l’avait pris pour trouver la galerie qui menait à l’extérieur. Enfin, ce n’était pas ça qui allait prouver son innocence. Mais ce qu’il y avait au sol si. Un mégot de cigarette dépassait légèrement de sous l’étagère. Il le ramassa et le mit dans une pochette plastique. Ne jamais fumer car avec le mégot il est possible de relever l’adn du fumeur. Il suffisait juste de prouver que c’était cette cigarette qui avait provoqué les brûlures sur le corps de la fille du maire et que les cendres retrouvées correspondaient. Un jeu d’enfant quand on savait à qui s’adresser. Ayant tout ce qu’il voulait, McEnzie retourna au souterrain et quitta le manoir.



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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 8:42

Chapitre Sept.



Le garage n’était toujours pas fermé et heureusement. Sinon, il aurait été dans la merde. Les autres flics n’allaient pas tarder à lui mettre la main dessus alors il devait se dépêcher de trouver les réponses. Il avait laissé la voiture de police vers l’entrée de la ville ; ce n’était pas la peine de se faire repérer avec. De plus, il avait évité de justesse une patrouille le recherchant alors qu’il se rendait chez l’un de ses amis. Celui-ci ne demandait qu’un peu d’argent pour arrondir ses fins de mois en échange de services. Certes, il avait que quelques billets, à peine dix dollars, mais il lui promettrait de lui en donner plus s’il faisait ce qu’il lui demandait. Encore fallait-il qu’il arrive à destination et que son ami accepte. Il était l’un de ses plus fidèles indics alors il ne se faisait pas vraiment de soucis. Enfin, allez savoir. L’argent était une chose vicieuse. Avec, on pouvait contrôler presque n’importe qui. Il frappa à la porte, espérant qu’il viendrait lui ouvrir. La nuit était tombée depuis un bon moment ; les étoiles parsemaient déjà le ciel noir. Il aurait probablement les résultats le lendemain et il espérait également que son informateur avait quelque chose à manger. Avec toute cette histoire, il en avait sauté le déjeuner. Il avait un peu perdu la notion du temps cette journée. La porte s’ouvrit, laissa apparaître un homme assez baraqué, plutôt grand, les cheveux et les yeux noirs. Il pouvait faire un peu peur lorsqu’on ne le connaissait pas.

« McEnzie ? Qu’est-ce que tu fous là au milieu d’la nuit ?

– Oh arrête il n’est que vingt-deux heures passées. Enfin bref, je peux entrer ?

Son ami s’écarta du passage pour le laisser passer. Il referma ensuite la porte qu’il ferma à clé. L’intérieur du garage ressemblait à n’importe quel autre garage. Il y avait quelques voitures en réparation, quelques motos, des outils éparpillés un peu partout. Rien de bien extraordinaire. En vérité, tout le matériel dont il se servait pour les divers services que lui demandaient McEnzie était dans une salle au fond dont lui seul possédait le code d’accès.

– Alors tu m’expliques ? Toi, un criminel ?

– Jackson, ne crois pas tout ce que l’on raconte. Ce n’est qu’un putain de coup monté et c’est pour ça que je suis là.

Son ami lui sourit amicalement et lui fit signe de le suivre. Il se dirigea vers cette porte où ce qu’il avait de plus cher au monde était rangé derrière. Il avait mis du temps à rassembler tout ce matériel qu’il chérissait tant et il n’hésitait pas une seconde à s’en servir pour aider McEnzie. Après tout, c’était grâce à lui s’il avait tout ça. Alors, peu importe si son ami était coupable ou non de cet homicide, il l’aiderait. Et de toute manière, il ne croyait pas à cette histoire. Il entra le code d’accès et la porte s’ouvrit. Il l’incita à entrer puis la referma derrière. L’intérieur était assez encombré : il y avait plusieurs tables sur lesquelles étaient posés divers scanners, ordinateurs, et autres choses du genre.

– Jackson, t’aurais pas quelque chose à manger par hasard ? J’ai quelque peu la dalle.

Ce dernier hocha la tête, partit un instant pour revenir avec un sandwich au jambon.

– J’espère que ça t’ira. Bon, de quoi as-tu besoin ?

McEnzie le remercia et l’entama sans attendre. Il avait trop faim pour lui expliquer ce qu’il voulait de lui. Tant pis s’il le faisait patienter mais sur ce coup-ci, son estomac passait avant. Une fois qu’il eut terminé, il sortit de son blouson le mégot de cigarette toujours rangé dans sa pochette plastique. Il la tendit à Jackson et déclara :

– J’aimerais que tu me fasses la recherche d’adn steup. Ça pourrait prouver mon innocence dans cette histoire.

– Je te fais ça alors. T’auras les résultats demain matin. Tu ferais mieux d’aller te reposer un peu.

– Ouep t’as raison. »

Jackson lui indiqua l’endroit où il passerait la nuit tandis que lui bosserait sur ce mégot. Si cela pouvait aider McEnzie, alors il le ferait.



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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 8:43

Chapitre Huit.



La sonnerie du réveil retentissait depuis plusieurs minutes mais l’envie de l’éteindre ne lui plaisait pas. S’il le faisait, il était sûr de se rendormir aussitôt. Il avait enclenché son portable pour le réveiller à six heures, comme chaque matin en fait, pour éviter que la police ne le trouve trop facilement. Pour un fugitif, rester trop longtemps au même endroit pouvait s’avérer dangereux. Il entendit la voix de son ami l’appelait depuis son labo. Les résultats avaient du s’afficher sur l’un de ses écrans. Bien qu’il ait envie de rester sous la couverture, il se leva et alla le rejoindre.
Il trouva Jackson devant l’un des moniteurs. Il toqua un coup à la porte pour lui faire comprendre qu’il était là et celui-ci se retourna aussitôt.

« J’ai les résultats. Si ça peut t’aider, tant mieux.

McEnzie s’approcha de l’ordinateur pour les observer. Le nom de la personne à qui appartenait l’adn était affiché sur la droite avec une photo. A mesure que les secondes s’écoulaient, la stupéfaction le gagnait. Il n’en revenait pas. Jamais à un seul moment il n’avait cru que se serait lui. C’était peut-être pas toujours la joie entre eux deux mais de là à ce qu’il le piège de cette manière aussi ignoble. Non, il n’y croyait pas. Pourquoi aurait-il fait ça ? Il se tourna vers Jackson, pensant à une mauvaise blague, mais en voyait son air grave il sut que ce n’était pas le cas. Il préféra tout de même lui demander :

– Dis-moi que ton analyse se plante !

Son ami ne répondit rien, se contentant de baisser la tête. Sûrement comprenait-il l’indignation et la stupéfaction qui étaient en lui. Il continua :

– Putain, comment a-t’il pu me faire ça ? J’en… »

La sonnette de l’entrée du garage l’interrompit. Il jeta un regard interrogateur à Jackson qui haussa les épaules en signe de signe. Aucun visiteur n’était attendu par ce dernier, alors qui venait ? McEnzie avait bien une idée derrière la tête sur ce sujet mais ne préféra pas en parler. Son ami ferma la fenêtre où étaient inscris les résultats, lui rendit la pochette plastique contenant le mégot puis tous deux sortirent du labo et l’indic le verrouilla grâce au code d’accès. Ensuite, il alla ouvrir la porte. Trois personnes attendaient dehors : une femme et deux hommes.

« Bonjour, police. Je suis l’inspecteur Darrickson et nous avons reçu un appel disant comme…

– Passe les formalités, je viens de le voir !, l’interrompit Taylor.

Il écarta Jackson pour pouvoir entrer et se rua sur le fugitif qui tentait de fuir. Ce n’était pas le moment de se faire chopper, il n’avait pas encore toutes les preuves dont il avait besoin ! Cependant son poursuivant fut plus rapide et le rattrapa rapidement. Il lui envoya son poing dans le ventre et McEnzie se plia en deux. Les deux autres arrivèrent juste après et il sentit qu’on lui passait les menottes. Il allait avoir du mal pour se tirer de cette affaire à présent. Le mégot seul n’allait pas être suffisant, il en était sûr. Avant que les inspecteurs n’aient le temps de continuer, il lança :

– Tu me paieras ça Taylor !

– Mais oui, bien sûr, répliqua ce dernier. La prochaine fois tu prendras garde à ne pas te faire repérer par le voisin. On t’embarque maintenant. »

Taylor le poussa en avant pour le faire avancer. McEnzie n’eut d’autre choix que d’obtempérer. Ils quittèrent le garage pour rejoindre la voiture tandis que Jackson restait là, à les regarder partir.



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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 8:45

Chapitre Neuf.



Encore et toujours cette même salle d’interrogatoire. C’était exactement celle de la veille. Il était toujours à la place du suspect, attendant une nouvelle fois dans l’appréhension que la porte s’ouvre pour laisser paraître un inspecteur. Cependant il avait mis un plan au point. Plusieurs heures s’étaient écoulées depuis son arrestation et vu comment il avait faim, il ne devait pas être loin de deux heures de l’après-midi. Le seul problème était qu’il n’était pas sûr que sa petite combine fonctionne si celui qui l’interrogeait n’était pas le véritable meurtrier. De toute façon, il allait devoir faire avec. Il n’aurait pas le droit de demander de changer si ce n’était pas le bon inspecteur. Il décida d’arrêter d’y penser. Ce n’était pas la peine de se tourmenter pour rien. Il leva un peu la tête. Cette caméra qui l’épiait depuis qu’il s’était assis sur cette chose l’agaçait un peu. Il n’aimait pas se sentir de cette manière observer, ses moindres faits et gestes dévoilés. Il se demanda qui regardait la petite télévision où étaient transmises les vidéos. Il y aurait Wing, c’était une évidence. Probablement Sabian, pour savoir s’il avait trouvé quelque chose et pour finir, Darrickson ou Taylor, tout dépendait qui venait s’installer en face de lui. Il essayait de se détendre mais il n’était pas sûr que cela marche. Il prit une position décontractée, ça pourrait peut-être l’aider. C’était également inclus dans son plan. Prendre un air de je-m’en-foutisme. Rester à savoir s’il arriverait à obtenir ce qu’il souhaite. Enfin la porte s’ouvrit ; l’attente se termina. Son coéquipier vint s’installer en face de lui et posa le dossier sur la table. Aussitôt McEnzie prit la parole :

« Wings regarde l’interrogatoire, n’est-ce pas ?

Darrickson le regarda, surpris. Il ne comprenait pas à quoi il jouait.

– Réponds, c’est tout, reprit-il.

Son collège hocha la tête en signe d’approbation puis sortit les photos des victimes. Toutes avaient été tuées par une balle, dans la tête. Cependant, la fille du maire portait des marques de brûlure. C’était amusant quand même si on pouvait dire. Le véritable tueur avait commis un acte supplémentaire envers cette enfant pour énerver encore plus le chef de la ville. McEnzie s’aperçut que son ami allait dire quelque chose alors il l’en empêcha :

– La fille du maire porte des marques de brûlure. Elles ont été causées par une cigarette, non ?

– A quoi tu joues McEnzie ? demanda-t-il.

– Répondre, c’est trop compliqué pour toi ? répliqua-t-il.

Darrickson eut un geste de recul. C’était à ne plus rien y comprendre. Il jeta un coup d’œil à la caméra, comme pour recevoir un ordre, ce qu’il devait faire. Il acquiesça, espérant que le suspect dévoilerait enfin son jeu. Celui-ci eut un sourire en voyant cette réponse positive. Il tenait le meurtrier, le vrai. Il fallait juste que Wings trouve son histoire convaincante. Il passa donc à la phase deux de son plan, la première ayant été de récupérer l’information qu’il lui manquait.

– Tu sais quoi ? Je vais te dire ma version des faits. Je n’ai pas tué ces gamins. Ce n’est qu’un coup monté dans lequel on me fait porter le chapeau.
C’était quelque chose qu’il rabâchait depuis le début, à partir du moment même où on l’avait accusé et maintenant, il allait le prouver.

– Le tueur est entré dans le manoir par le souterrain dont l’entrée est à une centaine de mètres derrière la bâtisse. La galerie débouche au premier étage. Trop occupés à faire la fête, les enfants n’ont rien entendu. Il a descendu les escaliers, puis a tiré une balle dans la tête de chaque gamin. De toute évidence, il sait se servir d’une arme à feu. Il s’est ensuite grillé une cigarette et une idée lui a traversé l’esprit. Avec sa clope, il a brûlé quelques parties du corps de la fille du maire, histoire de bien énerver ce dernier contre le coupable. Puis le tueur a jeté son mégot sous une étagère et s’est tiré. Il a laissé son fusil dans le souterrain cependant.

– C’est des aveux ou quoi McEnzie ?, le coupa-t-il.

– Tah, laisse-moi finir ! C’est un coup monté, donc le tireur a laissé des preuves qui m’inculpent, comme les empreintes. Il était au courant que je connaissais les galeries, ce pourquoi il a laissé le fusil dans celle qu’il a emprunté. Ce qu’il n’avait pas prévu c’est que je trouve le mégot. Après m’être échappé, je suis retourné au manoir pour voir si je n’avais rien oublier, je l’ai donc trouvé. Je l’ai donné à un ami pour qu’il fasse l’analyse. Et tout coïncide.

– McEnzie, abrège à la fin !

– Oh ! Quand on veut les infos, on a les pubs avec ! Le tueur me connait personnellement : il avait accès au fichier où sont stockées mes empreintes, il était au courant que je connaissais les souterrains. Il avait tout en main pour me faire plongé. La seule question que je n’ai pu résoudre c’est pourquoi.

Il fit une pause, histoire de laisser le temps aux autres de tout intégrer. Ce qu’il allait dire après n’était pas à prendre à la légère. Le nom du coupable, il l’avait, mais n’en revenait toujours pas. Il avait du mal à croire qu’il avait pu lui faire ça.
Devant la télévision, Wings s’impatientait. Elle trouvait qu’il faisait trop durer, comme s’il ne savait rien, comme s’il ne voulait que gagner du temps. A côté d’elle, Taylor se montrait anxieux, comme s’il redoutait le pire. La voix de McEnzie coupa court à cette attente.

– Pourquoi tu m’as fait ça ? Je ne comprends pas, explique-moi Darrickson ! Tu as quand même tué ton propre neveu pour me faire tomber !

A l’instant même de cette déclaration, c’était comme si le temps s’était figé. Plus personne ne parlait, c’était comme si cette révélation avait eu l’effet d’une bombe. Celui qui venait d’être accusé dévisageait son coéquipier, surpris. Il eut un rictus, comme si c’était n’importe quoi. Il brisa le silence qui s’était tranquillement installé :

– C’est tout ce que t’as trouvé pour t’éviter la taule McEnzie ? T’inventes n’importe quoi pour te tirer de cette merde que tu as commise ! Assume un peu tes actes à la fin !

Ce dernier soupira avant de répondre à son tour :

– L’adn du mégot ne ment pas, c’est le tien. Au pire, on a qu’à l’envoyer au labo pour qu’il fasse l’analyse et on verra bien.

L’atmosphère devenait électrique, un coup pouvait très bien partir. Cependant, la peur de Darrickson se faisait sentir. Elle montait en flèche au fur et à mesure que son coéquipier parlait. Il était à bout, il allait craquer. Ils étaient seuls alors autant terminer le boulot puisque son cher collège foutait tout en l’air ! Il se leva de sa chaise et s’approcha de lui. Il l’attrapa par le col et l’envoya valser contre le mur. Il le plaqua dos à la cloison, dégaina son revolver qu’il plaça sous la gorge de McEnzie. Il lança à ce dernier un regard haineux qui en disait long.

– Pourquoi ? Tu oses demander pourquoi !

Il le frappa sans préavis à la tête avec son arme mais il ne bougea pas.

– Je veux te voir tomber depuis le jour où tu n’as pas su la protéger ! Depuis le jour où ma femme est morte !

Darrickson était à deux doigts de pleurer à cause de se remémorer cela. Son épouse était morte depuis trois ans ; elle avait été victime d’une attaque terroriste. C’était ça aussi, être ambassadrice d’un pays. Elle s’était fait des ennemis qui l’avaient retrouvée puis éliminée. McEnzie essayait de ne jamais songer à cette période. La représentante avait reçu divers menaces et elle avait été placée dans une planque. Il avait fait partie des gardes. C’était la tombée de la nuit lorsque c’était arrivé. Une petite bombe avait explosé ; elle servait plus de diversion en réalité. Deux ou trois hommes étaient morts à cause de l’explosion. Ensuite, une équipe de terroristes était entrée dans la maison et avait tiré sur tout ce qui bougeait. Cependant les ordres avaient été clairs : tous les gardes devaient protéger l’ambassadrice même si le sacrifice de leur vie était nécessaire. Alors qu’il tentait de la faire sortir, il s’était pris une balle en pleine poitrine. Les attaquants avaient utilisé de gros calibre, si bien que les gilets pare-balles ne résistaient pas. Une fois débarrassé de lui, ils avaient pu tuer la femme de Darrickson. D’une certaine manière, il avait échoué dans sa mission mais il n’était pas vraiment responsable. Il avait fait tout ce qu’il avait pu mais cela n’avait pas suffi. C’était ce que lui répétaient ses supérieurs. Ils lui disaient également qu’il avait de la chance d’être toujours en vie : sur une dizaine de garde, ils n’étaient plus que deux encore vivants. D’une certaine manière il pouvait comprendre la colère de son coéquipier, mais de là à ce qu’il tue onze enfants dont son propre neveu, uniquement dans le but de le faire tomber, ça commençait à devenir absurde. Il voulut dire quelque chose mais Darrickson l’en empêcha, le coupant :

– Puisque tu as tout découvert, je vais en finir maintenant ! – il était au bord des larmes – Tu aurais du mourir avec elle parce que tu n’as pas su la protéger alors tu vas disparaitre maintenant !

– Écoute-moi, ce…

La porte s’ouvrit brusquement, l’interrompant. Il était beaucoup coupé en cette journée. Wings et Taylor apparurent, arme à la main et braquée sur Darrickson. Celui-ci se retourna, les fixa du regard, les larmes coulant sur ses joues, et lança :

– N’approchez pas ! Si vous avancez, je le tue immédiatement !

Les deux nouveaux venus se stoppèrent aussitôt. Ils jetèrent un regard à McEnzie mais celui-ci était trop occupé à fixer son coéquipier. Il respira un coup et déclara :

– Qu’est-ce que tu attends Darrickson ? Vas-y ! Appuie !

Son collègue le dévisagea, ne croyant pas vraiment à ce qu’il venait d’entendre. Sa main tremblait et son doigt appuyait de plus en plus sur la gâchette. Wings et Taylor observaient la scène sans pouvoir faire quelque chose. S’ils tiraient, McEnzie recevrait probablement une balle de la part de son coéquipier. L’angoisse montait en flèche tandis que Darrickson continuait de presser petit à petit la détente.
Clac. Ce bruit retentit dans la salle d’interrogatoire. Il venait d’appuyer sur la gâchette mais rien. Tout le monde était encore en vie, personne n’était blessé, aucune balle n’avait été tirée. McEnzie fit le tour des visages pour obtenir une réponse mais personne n’en avait une. Son coéquipier était en larmes en train de fixer sa main qui tenait son revolver et qui tremblait. Soudain, une voix s’éleva :

– Ah excusez-moi, j’ai dû oublier de mettre les balles. Quel étourdi je fais parfois. »

Tous se tournèrent vers la porte et virent Sabian qui se tenait là comme si de rien n’était, un sourire sur les lèvres. Wings le regarda et soupira en secouant légèrement la tête avant d’aller séparer Darrickson et son coéquipier.



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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 8:46

Epilogue.



La semaine s’était déroulée sans encombre. A vrai dire, elle avait été plutôt calme depuis le premier novembre. L’enquête sur ce multiple homicide était close et McEnzie avait été innocenté. Quant à Darrickson, son procès venait juste d’avoir lieu et il resterait en prison la majeure partie de sa vie. Triste histoire quand il y repensait. Tous ses collèges étaient venus s’excuser de leur attitude quand il avait été suspecté d’avoir commis le crime. Ce qui l’avait tout de même le plus surpris c’était de voir Taylor s’excuser. C’était juste épique. Depuis, leur rivalité avait même disparu si on pouvait dire. Certes, ils s’envoyaient toujours des vannes de tant à autre mais c’était moins lourd qu’avant. Quant à ce que McEnzie lui avait dit lorsqu’il avait été retrouvé au garage, c’était uniquement parce qu’il l’avait frappé pour le maîtriser. La vengeance qu’il a faite après, une fois l’affaire finie ? Oh, juste un verre d’eau froide versé sur la tête. Taylor lui avait couru après pendant les dix minutes qui avaient suivies dans le poste de police. Il avait été également demandé des explications à Sabian au sujet des balles. Celui-ci avait parlé à Jackson qui lui avait fait part des résultats sur l’adn du mégot. Il avait donc décidé d’enlever celles que contenait l’arme de Darrickson, par simple mesure de précaution. Ce geste avait sauvé la vie de McEnzie mais c’était tout. A présent, la vie reprenait son court. Et lui, il était encore là, assis sur sa chaise, les bras croisés et sa tête dedans, avec la forte envie de dormir un coup. Ça lui apprendrait à être sur des jeux en lignes jusqu’au petit matin. Quelqu’un poussa la chaise violemment et cette même personne lança :

« Allez debout fainéant. Y a un café pour toi.

McEnzie grommela tout en levant la tête. Il avait reconnu la voix, c’était celle de Taylor. Il attrapa la tasse et maugréa un merci avant d’en boire quelques gorgées. Il répondit :

– J’crois que j’vais prendre quelques jours de congé histoire de pouvoir dormir en paix.

Il laissa tomber sa tête sur la table, trop fatigué. Oui, des vacances ne lui feraient pas de mal. Même s’il resterait chez lui, ce ne serait pas grave. Il pourrait au moins dormir quand ça lui chanterait.

– Peut-être que tu devrais McEnzie. Se débarrasser de toi…

– Ta gueule Taylor. », le coupa-t-il.

Piquer un somme était bien la seule chose qui lui importait pour le moment.



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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 8:55

Ohoh hate de voir comment tu vas nous le modifier, déjà qu'il est puer comme ça :p






Beau (:
 
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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 9:01

Ba ça va juste être quelques détails comme dire que se sont des agents du FBI au lieu de la police vu l'ampleur du drame, rajouter quelques petits curieux de journalistes x)


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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   Dim 24 Fév - 9:07

Ok ok :D






Beau (:
 
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MessageSujet: Re: Le Massacre d'Halloween [Histoire complète]   

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